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IMAGES EGYPTIENNES


 
 
 

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 le culte des dieus
 
Hiérarchie (succincte) des prêtres des grands temples
 
   
Le clergé masculin  
Il existe un certain de nombre de « classes sacerdotales » avec le haut clergé, le bas clergé, et auxiliaires. Au sommet: le grand prêtre ou « le premier prophète » de chaque dieu. Pour le temple d'Amon, le grand prêtre au Nouvel Empire est l'autorité supérieure choisi parmi les prêtres, les courtisans les plus en vue ou les généraux. La désignation par pharaon se fait en grande pompe. Le grand prêtre est assisté par le « second prophète » responsable des biens du temple qui dispose d'un personnel de scribes , de spécialistes et de simples employés. Puis suivent les prêtres spécialistes (stolistes, prêtres-lecteurs, prêtres-horaires, horoscopes, chantres et musiciens). Enfin, les porteurs d'objets sacrés, chefs des scribes, chefs des artisans, artisans, chargés de l'arrosage, l'interprète des songes constituent le bas clergé bien qu'ils soient tous purifiés. Les auxiliaires qui ne font pas partie à proprement parler du monde sacerdotal permettent l'activité matériel du temple (bouchers, fleuristes, boulangers, peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, etc.). Le clergé ordinaire est organisé en quatre "phylé" qui se relaient de mois en mois au cours des trois saisons de l'année, ce qui leur permet de s'occuper de leurs terres et d'assurer en principe, les revenus de leur existence.
 
Le clergé féminin  
C'est auprès d'Hathor et de Neith la « Grande de Saïs » mais aussi de Thot, Ptah, Khonsou voire Min et Sobek que les femmes instruites exercent le culte, comme les hommes, au sein du temple. Elles sont rétribuées de la même façon et reçoivent la dignité de Prophétesse ou Servante du dieu (Hémèt-nétèr). Au niveau du clergé subalterne et auxiliaire, elles ont les fonctions de « préparatrices », « pures » (ouabout), celles qui « veillent », surveillantes (ouréshout), chanteuses (mérout) et joueuses de sistres. La charge de prêtresse funéraire  (Hémout-ka) entourées de ses assistantes, dont les pleureuses (djérout) peut éventuellement leur être confiée.

A partir du Moyen Empire, les dames, qui n'appartiennent pas à la Cour, se voient attribuer la charge (exclusivement féminine) d'Epouse du dieu ou Divine Adoratrice, fonction qui consiste à réveiller l'appétit sexuel du dieu (Min, Amon ou Ptah). Elle porte le titre de « Main du dieu » qui rappelle le geste d'Atoum lors de la création. Au Nouvel Empire, les femmes sont moins présentes dans les activités du temple. Par la suite, les souverains font appel aux femmes pour contrebalancer le pouvoir du clergé d'Amon. Elles parviennent à quasiment le supplanter au début de l'époque saïte, notamment pour le service funéraire où leur rôle en tant que « verseuses de libation » remplace les « serviteurs du ka ».
 
Les chauves d'Hathor.   
Au Nouvel Empire, les « chauves d'Hathor » (ou autres déesses assimilées) constituent un confrérie masculine dont la particularité est leur calvitie qui leur permet d'intercéder favorablement auprès de la divinité. Pour favoriser l'échange avec la Dorée et le « chauve d'Hathor », les croyantes doivent poser de l'onguent sur leur calvitie et placer pain et bière dans la main qu'ils tiennent ouverte devant leur bouche. Ils sont l'objet de la ferveur populaire et sont représentés par des statues égyptiennes, telle la statue du « chauve d'Hathor » Imenemhat (XIXè-XXè dynastie - 1295-1069 av J.C.) ou Iouy, premier prophète d'Amon dans le temple de Khénémet-ankh-Aakhéperkaré (Thoutmosis 1er) dont il ne reste que le socle avec les pieds chaussés de sandales, ou encore des ex-voto découverts à Deir El-Médineh. Cette calvitie, pourtant redoutée des Nilotiques, peut être tantôt considérée comme un gage de sagesse et de maturité, tantôt un symbole érotique.
Les prêtres funéraires
  
            Ils constituent des sortes de confréries professionnelles étrangères au culte des dieux car leur rôle se limite à toutes les opérations liées à l'enterrement du défunt : lecture des chapitres rituels, rites propitiatoires, rite de l'ouverture de la bouche, de l'entretien du ka.
 
 
Le culte 

Le culte est une succession d'actes formels dont le but est la conservation du Cosmos et le maintien de l'équilibre entre les aspects positif et agressif de la déesse en veillant à ce que ses velléités destructrices soient toujours dirigées vers l'ennemi.

Il se déroule à heure fixe et selon un rituel. Il comprend l'office du matin, du midi et du soir.
 
L'office du matin
  
Le silence recouvre l'Egypte endormie lorsque le guetteur des constellations, sur la terrasse du temple, donne le signal de l'éveil de tout le quartier des boulangers, bouchers etc … chargés de la préparation des offrandes .Un autre appel du guetteur (le sereno ) déclenche l'animation du quartier des prêtres . Par petits groupes, ils se dirigent vêtus de leur robe de lin   vers le lac sacré pour les ablutions purificatrices. Ensuite ils se rendent dans le grand déambulatoire encerclant l'édifice sacré où ils renouvellent l'eau du bassin de réserve et effectuent encensements et purifications diverses. Arrive la procession d'offrandes avec plateaux de fleurs, de fruits, de pains, de viandes, de cruches de vin ou de   bière, menée par un officiant qui psalmodie jusqu'à la salle de l'autel au centre du temple. Là, les porteurs déposent les plateaux sur des guéridons et les autels, les jarres de boisson sur les supports et couvrent cet étalage de fleurs et plantes vertes . Puis, ils se retirent et les prêtres purifient et consacrent ces offrandes par des aspersions d'eau et des fumigations d'encens. L'officiant de rang élevé se détache du groupe des prêtres et des choristes, gravit les quelques marches qui le séparent du sanctuaire.   Là il brise le cachet d'argile, pousse le verrou et écarte les battants,   accompagné de l'hymne chanté par le chef de chœur. Les choristes eux récitent le refrain. Le prêtre pénètre dans le sanctuaire, change le cierge consumé et brise le sceau d'argile fermant les portes du naos. Il écarte les battants laissant apparaître le dieu puis appose les mains sur la statue pour lui « rendre son âme » et prie dans une attitude d'humilité respectueuse, les bras le long du corps. Quatre fois, il répète sa formule pour qu'elle atteigne les limites extrêmes du monde au quatre coins de l'horizon.
Ensuite, l'officiant retire le plateau d'offrandes de la veille et le garnit de pains et gâteaux frais, collation symbolique posée à proximité du dieu. Après , il fait l'offrande de l'encens et celle de Mâat . Deux actes symboliques de remise de la nourriture et de la puissance de la divinité. La toilette succède au repas : le dieu est lavé, fardé et ses habits sont remplacés. Le changement d'habits se fait lors du culte solennel deux fois par semaine. Les autres jours, l'offrande symbolique de quatre étoffes de lin blanc, bleu, vert et rouge tient lieu de changement de vêtements. Lors des cultes solennels, la toilette d'apparat est complétée par les objets précieux tels les plaques pectorales, les colliers , etc. … conservés dans une petite salle dite salle du « Trésor ». Enfin, le dieu est enduit d'huile cosmétique « medjet » par le prêtre   qui prononce la formule consacrée. Après quelques aspersions d'eau sur le naos, la statue, le sanctuaire, assurant la pureté matérielle, le prêtre présente cinq grains de natron , cinq grains d'un autre sel nitreux et cinq grains de résine. Le religieux voile le visage du dieu dans son naos, referme les portes, les verrouille   et place un sceau d'argile. Il purifie l'air d'une dernière fumigation d'encens, vide à terre le surplus de son aiguière et efface les traces de ses pas sur le sable du sol, au moyen d'un balai et referme les portes du sanctuaire.
L'office de midi
 
Il est plus court. Le sanctuaire reste clos. Le but de cet office est de souligner par une manifestation religieuse l'instant cosmique essentiel dans la vie du dieu. L'office comporte des aspersions d'eau et des fumigations d'encens devant le tabernacle des dieux parèdres, des souverains divinisés et dans les petites salles autour du sanctuaire, consacrées aux cultes associés. Les aiguières sont purifiées, l'eau des bassins renouvelée. Aux divers points définis par le rituel, les prêtres accomplissent les libations et encensements. Dans les complexes cultuels consacrés aux déesses dangereuses est creusé un bassin en demi lune l' "ishérou" rappelant la transformation de leur divine nature.
 
L'office du soir
Plus modeste que celui du matin, il est tout de même une répétition de ce service mais il se déroule dans les chapelles entourant le sanctuaire. Il comprend les offrandes (chaque offrande résume en totalité le processus suivi pour sa fabrication, par exemple le présent alimentaire suggère le labeur de toute la société et est le signe de la réussite des récoltes) , la consécration, les libations, l'encens, le retrait des aliments et les purifications finales. L'office se termine sur une dernière fumigation. Les portes des chapelles et les couloirs sont fermées et les prêtres se retirent,  excepté le prêtre astronome, chargé de mesurer les heures du ciel nocturne, seul sur la terrasse du temple.

L'office solennel
Tous les 4 à 5 jours ou lors des fêtes populaires, l'office solennel est plus fastueux, les rites sont étendus et des processions sont organisées hors du temple. A cette occasion, le dieu est placé dans une chapelle de bois posée sur une barque et portée sur les épaules des prêtres à travers les villages. L'itinéraire est ponctué de «stations» où les prêtres accomplissent des fumigations, des offrandes et lisent des livres saints face au tabernacle. Lors des sorties, les oracles par consultations écrites sont rendus. Durant les offices solennels, la foule ne fait qu'acclamer ou se réjouir du passage de la divinité mais elle participe lors des consultations oraculaires.




En Égypte, il existe évidemment plusieurs récits d'origine, un tertre surgit, les Eaux primordiales sont là et un oeuf se tient dessus. Cet oeuf cassé en deux formera les deux hémisphères. Selon la théologie d'Héliopolis, Shou et Tenout (le premier couple divin) ont enfanté Nout et Geb, Ciel et Terre. Le créateur crache - ou se masturbe - et ainsi surgit le monde. « Tout comme dans la tradition sumérienne, le ciel et la terre étaient unis en un hieros gamos (union) ininterrompu, jusqu'au moment où ils furent séparés par Shou, le dieu de l'atmosphère . » De leur union naquirent les dieux qui nous sont plus familiers: Osiris et Isis, Seth et Nephtys.

 

La déesse égyptienne Nout.



 

 

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